Chapelle de Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse-RELICS

Chapelle de Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse

Chaque années, des milliers de fidèles chrétiens du monde entier viennent prier à la chapelle de la Médaille miraculeuse.

Ils viennent pour trouver l'espoir, prier pour leur rédemption ou chercher une guérison miraculeuse. Mais la médaille a également attiré des légions de curieux, de chercheurs de reliques et d'amateurs d'iconographie religieuse étrange.

La signification religieuse de la médaille est due à des visites impromptues de la Vierge Marie en 1830, la première et la dernière jamais enregistrées dans la capitale française. Les deux apparitions mariales ont été observées par Catherine Laboure, une jeune religieuse de campagne fraîchement inscrite chez les Filles de la Charité après une visite en rêve de Saint Vincent de Paul.

Le samedi 28 novembre 1830, Catherine confie à son aumônier que la veille au soir, alors qu'elle méditait dans l'église, elle a été interrompue par des "froufrou de soie" inhabituels provenant de l'ambon - une plate-forme surélevée menant aux portes saintes d'une église.

Lorsqu'elle s'est retournée pour voir d'où venaient ces bruits, la Vierge Marie l'a surprise en se tenant dans les airs, entourée d'un cadre ovale, vêtue d'une "robe de soie blanc auroral" et debout sur un globe flottant. Comme Catherine l'a rapporté, l'apparition, comme un spectacle de lumière en technicolor, s'est transformée en une composition changeante mêlant des cœurs sacrés, des symboles d'immaculée conception, des cercles rotatifs aux couleurs du néon, des étoiles brillantes et des croix saintes.....

La Sainte Vierge a demandé que le tableau soit le modèle d'un médaillon qui apportera de "grandes grâces" à ceux qui le porteront. La médaille oblongue est alors commandée par l'Église à l'orfèvre français Adrien Vachette, et deux ans après la demande surprenante de Marie, le médaillon miraculeux devient populaire, convertissant les profanes et produisant des miracles. L'un des miracles qu'il a accomplis a été pour le trésor de l'Église en étant le produit dérivé le plus vendu du catalogue des insignes religieux.

On pourrait qualifier la médaille de succès commercial sacrilège : des millions d'exemplaires sont fabriqués et vendus chaque année dans les boutiques de cadeaux des églises, et parfois dans des distributeurs automatiques. Aucun pèlerin qui visite la chapelle ne repart sans son souvenir en argent. L'engouement pour cette médaille est devenu tel que l'Église a un jour ressenti le besoin de préciser que la Médaille Miraculeuse n'était ni une babiole ni un porte-bonheur, mais bien un objet sacré.

Se rendre à la chapelle est également une promenade très inhabituelle. Le sanctuaire, toujours bondé, est brillamment décoré de bleu, de blanc et d'or, couleurs de la Vierge Marie.

Il contient de nombreuses reliques insolites : un fauteuil confortable où la Madone, sans doute épuisée, s'est assise et a discuté pendant deux heures avec Catherine lors de sa première apparition. À côté de l'effigie flamboyante de la Sainte Vierge, on peut voir deux voûtes en verre flanquant le chœur et contenant les "restes incorruptibles" de Sainte Catherine Laboure et de Louise de Marillac, fondatrice des Filles de la Charité.

Les deux dépouilles - ou ce qu'il en reste, vraisemblablement des squelettes - sont recouvertes de représentations en cire des saintes et revêtues de leurs habits de religieuses d'époque.

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