RELIQUE DE SAINTE LIBERATE avec DOCUMENT
RELIQUE DE SAINTE LIBERATE avec DOCUMENT
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Imposant reliquaire ovale du XIXᵉ siècle en laiton doré, richement entouré d’un sertissage de cabochons en verre taille diamant, renfermant une relique insigne : une parcelle osseuse de Sainte Liberate, Martyre.
La relique, soigneusement disposée au centre du reliquaire, repose sur un fond de velours rouge profond et est identifiée par une étiquette ancienne manuscrite : “Ste. LIBERATE. M.” (abréviation de Sancta Liberata Martyr).
Autour du fragment osseux, un délicat décor de fleurs dorées en feuille de métal, rehaussées de petites perles vertes, évoque un rayonnement sacré, soulignant la dignité de la vierge martyr et l’importance de la relique.
Le velours rouge, couleur traditionnelle du sang du Christ et des martyrs, exalte la portée sacrificielle de l’objet et met en valeur la blancheur de l’os, créant un contraste visuel d’une grande noblesse.
Le verre d’origine préserve l’ensemble, dans un montage élégant typique de la seconde moitié du XIXᵉ siècle.
Au revers, le reliquaire conserve son cachet ecclésiastique de cire rouge, traversé de fils de soie de scellement, attestant qu’il n’a jamais été ouvert depuis son authentification.
Les reliques de Sainte Liberate occupent une place importante dans l’histoire de son culte. Après son martyre en Aquitaine, son corps fut d’abord recueilli à l’église de Saint-Jean de Mazères, où il demeura l’objet d’une profonde vénération locale. Au XIVᵉ siècle, l’évêque de Tarbes fit transférer la châsse dans une chapelle de l’abbaye de Saint-Sever de Rustau. Lors des guerres de religion, afin d’éviter sa profanation, la châsse fut ramenée à Mazères, où l’on conserva pieusement le corps de la sainte, et où il est encore honoré.
Une part notable de ses reliques fut longtemps conservée à l’abbaye de Grand-Selve. Au XVIIᵉ siècle, l’abbé en remit une portion importante aux habitants de Sainte-Livrade, dans l’Agenais, qui adoptèrent Sainte Liberate pour patronne et donnèrent son nom à leur ville. Le culte se répandit dans toute l’Aquitaine, et les reliques furent invoquées tout particulièrement par les femmes en couches. D’autres fragments, transmis selon les usages anciens, furent répartis entre plusieurs sanctuaires : certains sont mentionnés à la cathédrale de Sigüenza en Espagne, d’autres en Italie, dans les traditions de Pizzone. Cette dispersion contrôlée, fidèle à la dévotion populaire, atteste la large et constante vénération de la sainte à travers les siècles.
Le reliquaire est accompagné d'un document authentique original délivré par Aimé-Victor-François Guilbert, Évêque d’Amiens en 1880, certifiant l'authenticité des reliques contenues à l'intérieur.
" Diocèse d’Amiens
Nous, Amatus Victor François Guilbert, par la grâce de Dieu et du Siège Apostolique, Évêque d’Amiens,
Faisons savoir à tous et à chacun qui liront ces présentes ou les examineront, que nous, pour la plus grande gloire de Dieu tout-puissant et pour la vénération de Ses Saints, avons légitimement reconnu les reliques suivantes, à savoir :
une parcelle des ossements de Sainte Liberate, Martyre.
Ces reliques, extraites d’endroits authentiques, nous les avons pieusement déposées dans un reliquaire en cuivre doré de forme ovale, orné sur le devant d’une seule vitre de cristal, bien fermée et liée avec un cordon de soie rouge, scellée de notre sceau en cire rouge espagnole portant notre inscription, avec faculté de les conserver auprès de soi, de les donner et de les exposer à la vénération publique des fidèles dans n’importe quelle Église, Oratoire ou Chapelle de notre Diocèse.
En foi de quoi, nous avons ordonné que ces lettres testimoniales soient rédigées à la main par notre Secrétaire Général de la Curie, signées de notre main et munies de notre sceau habituel.
Donné à Amiens, en notre Maison Épiscopale, l’an du Seigneur mil huit cent quatre-vingt, le jour septième du mois de décembre.
Par ordre de Son Excellence, l’Évêque d’Amiens
Signé : E. Lenoir, Secrétaire "
EPOQUE : 1880
DIMENSION : 15,5 cm X 8,5 cm
SIZE : 6,1" X 3,4"
Sainte Libérate, appelée aussi Livrade, naquit au IVᵉ siècle en Espagne, dans une famille ennemie du christianisme. Par grâce divine, elle reçut pourtant la foi et une éducation chrétienne. Refusant de sacrifier aux dieux, elle s’enfuit secrètement avec ses sœurs Quiterie et Gemme vers l’Aquitaine, où toutes trois convertirent de nombreux païens. Informé de leur activité, leur père Catilius les dénonça au gouverneur Modérius, qui les fit torturer puis décapiter. Libérate subit son martyre dans la forêt de Montus, dans le diocèse de Tarbes.
