RELIQUAIRE DU SÉPULCRE DE LA VIERGE
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RELIQUAIRE DU SÉPULCRE DE LA VIERGE
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Rare reliquaire du XIXᵉ siècle en bronze doré, à façade vitrée, conservant une précieuse relique mariale identifiée sous cartouche manuscrit.
La relique est disposée au centre d’un montage sobre mais profondément symbolique, fixé sur un fond de tissu rouge liturgique — couleur du sacrifice, mais également de l’amour divin et de la compassion mariale, elle est enchâssée dans une réserve ovale .
L’étiquette d’origine porte l’inscription :
“Sepul. B. V. M.”
→ Sepulchrum Beatae Virginis Mariae
Traduction : Du Sépulcre de la Bienheureuse Vierge Marie
Le reliquaire adopte une forme circulaire classique de dévotion privée, muni de son anneau de suspension supérieur. La monture en bronze présente une patine ancienne homogène, tandis que la vitre protège un montage textile intact. Le fond rouge, légèrement passé par le temps, atteste de l’ancienneté de la fabrication sans altérer la lisibilité ni la présence spirituelle de l’ensemble.
La relique elle-même se présente sous la forme d’un minuscule fragment terreux ou minéral, enchâssé dans une logette ovale en papier découpé, typique des montages de reliques de lieux saints.
Bon état d’usage avec verre d’origine.
Non ouvert.
Cachet ecclésiastique et fils de soie présents.
EPOQUE : XVIIIᵉ siècle
DIMENSION : 3 cm × 2,5 cm
SIZE : 1,2" × 1"
Les reliques dites du Sépulcre de la Vierge appartiennent à la catégorie très particulière des reliques de lieux saints, intimement liées à la topographie sacrée de Jérusalem. Vénéré depuis les premiers siècles du christianisme, le tombeau marial situé dans la vallée du Cédron — au pied du mont des Oliviers — fut très tôt identifié comme le lieu de la Dormition puis de l’Assomption de Marie. Les fragments prélevés : poussière, éclats de pierre, parcelles de terre — furent distribués avec une extrême parcimonie, le plus souvent par l’intermédiaire de communautés orientales, de pèlerins ecclésiastiques ou de circuits conventuels liés aux Lieux Saints. Contrairement aux reliques corporelles mariales, quasi inexistantes en raison du dogme de l’Assomption, ces reliques de sépulcre comptent parmi les rares témoignages matériels associés à la fin de la vie terrestre de la Vierge. Leur valeur dévotionnelle repose précisément sur cette absence du corps : le tombeau devient signe de glorification, et la matière du lieu, chargée de mémoire sacrée, est perçue comme témoin silencieux du passage de Marie de la terre au ciel. Ainsi, posséder une relique du Sépulcre revient, symboliquement, à détenir un fragment du seuil même de l’Assomption.
