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FIGURINE DE PENDU ANCIENNE

VENDU — Cet objet fait désormais partie d’une collection privée

FIGURINE DE PENDU ANCIENNE

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ref: #RK00-797

Cette figurine en bois représente un pendu suspendu par une corde nouée autour du cou. Le corps nu est sculpté de manière simple mais expressive : la tête basculée en avant, la bouche entrouverte laissant apparaître la langue gonflée et pendante, les bras serrés contre le torse et les mains posées sur les cuisses traduisent l’abandon du supplicié. La chevelure, rendue en mèches épaisses et régulières, confère à l’ensemble une allure archaïque et déroutante.

Par son dépouillement et son réalisme cru, l’objet dégage une aura étrange, à la fois troublante et énigmatique. Si son origine exacte demeure incertaine, il pourrait s’inscrire dans le goût des XVIᵉ et XVIIᵉ siècles pour les représentations macabres et insolites, époque où l’imagerie de la mort et du châtiment était particulièrement présente.

En dehors des cadres religieux traditionnels, il n’est pas impossible qu’il ait eu une signification ésotérique, voire qu’il ait été conçu dans un contexte de pratique magique ou de malédiction, la figure du pendu incarnant symboliquement le châtiment ou la mort infligée à un ennemi. Quelle que soit sa destination, il s’impose comme une œuvre singulière, dont la force expressive continue de fasciner.

EPOQUE : 19 eme siècle ou avant ( la corde en cuir est récente )
DIMENSION : 17cm
SIZE : 6.7"

Les figurines anthropomorphes utilisées dans la magie et la sorcellerie sont attestées depuis l’Antiquité jusqu’à l’époque moderne.
Souvent façonnées en plomb, en cire, en argile ou en bois, elles servaient de supports matériels à des rituels de malédiction, de soumission ou de protection. On leur plantait des aiguilles, on les liait avec des cordes, ou on les enterrait pour canaliser une intention contre une personne désignée. La nudité, fréquemment représentée, renforçait l’idée d’un corps vulnérable, réduit à son essence symbolique. Ces effigies n’avaient pas de valeur esthétique en soi : leur force résidait dans leur efficacité supposée.
Dans certains cas, elles étaient suspendues, brûlées ou brisées pour matérialiser le sort jeté. Leur rôle était d’agir comme relais entre le monde visible et les puissances occultes invoquées. Devenus objets de curiosité, ces témoins de croyances anciennes révèlent l’importance de l’image humaine dans les pratiques magiques.

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